
Radieuse magnificence d’un été envolé. Mystérieuse incandescence d’un paysage rencontré…
A ceux qui savent ne pas savoir...









Inutile de pisser du haut d’un falaise, inutile de bronzer les orteils écartés, inutile de sauter à pieds joints dans une flaque d’eau, inutile de sonner chez tous les voisins à 4 h du matin, inutile de regarder les habits changer de couleur quand la machine à laver commence à envoyer la sauce, inutile d’avoir des lunettes à paillettes, inutile de savoir roter exprès, inutile de chanter sous la douche…
Déchire papiers et ouvre lettres, pâle nuit face à la couleur d'un mot bien heureux, désordre de feuilles, mots parsemés, je n'ai qu'une odeur à l'oreille, la paisible et agréable chanson que voilà... Octaves limpides au fond d'une mer de notes, j'aime, je nage, coulant et roulant sous la houle de souvenirs à peine nés. Florilège de bonheurs, sommets oniriques, peu importe leur immensité ou leur grandeur. Aveugle et sourd, me voilà de nouveau perdu, me voilà emporté dans un nouvel élan, vers un pays mystérieux dont j'ai souvent oublié le nom. Trop tôt pour y voir le jour, trop tard pour savoir quand il a émergé. Labyrinthe vivant, dédale séduisant que je ne peux repousser. Advienne que pourra...
Je ne saurai me taire encore et encore, j'ai les bouts des doigts qui me démangent et qui veulent danser, j'ai les neurones qui s'amusent et abusent, les mots viennent et partent mais reviennent toujours, j'ai perdu mon silence un jour de pluie, je l'ai échangé contre un perroquet, il m'a répété un peu de vie, il m'a mordu le bout des doigts à jamais, alors j'écris, j'écris, j'écris, à l'assaut de la vie !